Juil
13
Heure de l'événement: Pas de temps / Lieu: chenonceaux

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Depuis la fin de l’an 2000, les paysages naturels du Val de Loire sont classés au « patrimoine mondial de l’Humanité » sur près de 280 km entre Sully-sur-Loire, dans le Loiret, et Chalonnes, en Anjou. Ce périmètre qui s’étend sur 800 km englobe la plupart des grands sites historiques et touristiques de la région, à commencer par les châteaux de Blois, Amboise, Saumur ou Angers.

«  Cette réparation n’est que justice  »

Par souci de cohérence, les inspecteurs de l’Unesco se sont aussi écartés du fleuve royal pour y intégrer d’autres sites célèbres du Val de Loire comme Chambord, Chinon, Azay-le-Rideau ou Villandry. Toutefois, jusqu’à présent, le château de Chenonceau qui enjambe le Cher (à quelques encablures d’Amboise) était exclu du périmètre classé.
Cet oubli (erreur ?) manifeste vient d’être réparé. A l’occasion de la 41e session qui se tient à Cracovie, le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco a pris soin d’intégrer le château des Dames (et son environnement) au périmètre protégé du Val de Loire.
Pour le service communication de Chenonceau, « cette réparation n’est que justice » dans la mesure où le monument est l’un des plus emblématiques de la région et de son patrimoine Renaissance. C’est aussi l’un des plus fréquentés avec près de 900.000 visiteurs comptabilisés chaque année, dont 40 % d’étrangers issus de 150 nationalités.
Dans un communiqué, la préfecture de région précise que la décision d’intégrer Chenonceau au classement de l’Unesco fait suite à une demande de la France s’appuyant sur un dossier très complet préparé par les services de l’État (Direction régionales des affaires culturelles et Direction régionale de l’environnement) avec le concours de la Mission Val de Loire (dont le siège est à Tours). « Outre l’audace de sa structure traversant le Cher, Chenonceau se caractérise également par une remarquable collection de mobilier, de tapisseries et de peinture illustrant les périodes allant du XVIe au XVIIIe siècles », souligne la préfecture de région.

Pascal Denis